6 juin 2004

   

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LA TENDRESSE DE DIEU 

A la suite de la soirée "consolation" avec notre évêque,la paroisse vous invite à  vivre une soirée sous le signe de la tendresse et de la douceur du Père 

le vendredi 18 juin
en la fête du Sacré-Cœur
de 21h à 22h à l'église

 INVITONS LARGEMENT !

 Louange, intercession, adoration du Christ, rencontre spirituelle, confession …

Fête des mères 2004

 Message de notre Evêque 

C’est désormais une tradition dans notre pays de fêter les mères le 1er dimanche de juin. Je profite de cette occasion pour m’adresser aux mamans, bien sûr pour les remercier.

Vous avez mis au monde un ou plusieurs enfants : acte d’amour, de confiance en la vie, acte de foi. Où s’éprouvent la douleur et la joie, l’angoisse et la paix et l’attente et le soulagement. Où se traduit la victoire de la vie sur la mort. Où l’épouse et la mère vit la mort à soi-même pour que vive le fruit du don entre époux. C’est « incopiable », incomparable. L’homme devant cela ne peut … qu’en parler !!!

Vous seules savez ce que veut dire attendre la venue de quelqu’un, celui que vous portez et nourrissez de votre corps et de votre cœur. Vous lui apprenez déjà la confiance et l’audace, par la manière dont vous l’attendez.

Je vous remercie aussi pour l’attention désintéressée que vous portez à l’homme vivant, à la vie naissante, au bonheur et au développement de votre enfant, à son envol et à la croissance de sa liberté et de sa personnalité.

Je vous remercie pour votre fidélité jusqu’au bout, et votre tendresse. Dans ce monde où l’efficacité et le stress risquent de tout emporter dans leur tourbillon, vous êtes là, gardiennes de cette tendresse.

Je vous remercie de garder et de défendre, parfois toutes seules, les valeurs supérieures et fondatrices de la vie sociale. Vous le faites souvent en vous dressant en rempart contre l’injustice et le mépris des petits et des oubliés, parce que vous savez combien le petit d’homme, fragile et improductif, est un trésor sans prix, qui ne se négocie pas !

Je vous remercie enfin pour la transmission de la foi, où, plus nombreuses que les hommes, vous êtes encore présentes, non parce que vous auriez plus de temps que les hommes – c’est parfaitement faux - mais parce que vous percevez plus vite et mieux l’urgence absolue, ce qui est vital, ce qui permet l’enracinement et la stabilité et le bonheur.

J’aimerais que cette fête des mères soit l’occasion d’un réconfort et d’un geste d’amitié surtout pour vous, mamans anxieuses du sort de vos enfants (je pense à celles qui songent au présent et à l’avenir de leur enfant malade), ou vous mamans seules. Ce n’est pas ce courrier qui suffira, mais il peut déclencher des gestes et des paroles qui vous prouvent notre affection et notre reconnaissance. 

+ Eric AUMONIER, Evêque de Versailles



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