VOYAGE BIBLIQUE ET PELERINAGE PAROISSIAL EN TERRE SAINTE du 9 au 19 avril 2011

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- Nous étions 106, guidés par notre curé le père Cordonnier et Marie-Noëlle Thabut
- Nos guides, israéliens, Michel et Claude, ont été passionnants
- Dès l’arrivée, en route pour la Galilée, on s’arrête devant une tombe datant du 1er siècle, qui devait être semblable à celle du Christ.
- Dimanche 10 : visite au mont Carmel, où nous est rappelée la foi jalouse et exclusive d’Elie dans le Dieu d’Israël face aux prêtres de Baal
- Césarée maritime où saint Pierre est venu chez un païen, le centurion Corneille ; où saint Paul a été amené, prisonnier, avant de partir pour Rome
- Nazareth avec sa basilique récente et la maison de l’Annonciation
- Mardi 11 : un bateau emmène nos 2 groupes vers Tibériade. Le pavillon français est hissé tandis que résonne la Marseillaise ; tout le monde debout ; moment inattendu, émouvant et fort.
- Un moment plus tard, on arrête le moteur et le père nous lit le Sermon sur la montagne (en st Matthieu, 5 à 7) ; très évocateur en ces lieux !
- A quelques km de Nazareth, la ville antique de Séphoris aux belles mosaïques mais aussi, historiquement, après la chute du Temple, lieu de regroupement de rabbins pour élaborer le Talmud (interprétation de la Torah)
- Puis Capharnaüm (= kafar Nahoum, le village de Nahoum), où on voit ces « insulae », blocs d’habitations, dont celles de la famille de Pierre où Jésus s’est installé pendant un certain temps. Ce fut un lieu « stratégique » pour Jésus d’où il rayonna.
- Mardi 12, Beth Shéan, ville de la décapole (donc païenne), seule sur la rive ouest du Jourdain ; très belle ruine ; une averse, la seule de notre périple. C’est tout près (mont Guilboa) que Saül et ses fils ont été tués dans un combat contre les philistins
- Après-midi, le mont Thabor, lieu de la Transfiguration ; le père nous rappelle que la gloire de Jésus annoncée par la Transfiguration, se révèle sur la Croix où Dieu se donne totalement. Par ce don total de lui-même, il vainc la mort qui n’a plus de pouvoir sur lui car il est tout donné.
- En route pour Jérusalem ; par un vent glacial nous admirons la ville à partir du mont des Oliviers.
- Mercredi 13, Bethléem, sans nos guides habituels pour raisons de sécurité. Halte au magasin d’artisanat chrétien ; on s’y ruine ! La basilique de la Nativité : le lieu où Jésus est né ; les grottes de st Jérôme et de ses compagnons ; le père célèbre la messe dans l’église latine voisine et nous donne l’homélie qui a porté sur les différents lieux de Noël dont chacun de nous est un exemple (nous avons tous, dans notre grande pauvreté, à mettre le Christ au monde pour notre temps, pour notre prochain).
- Puis nous allons à St Pierre en Galicante, lieu où se trouvait la maison de Caïphe. Jésus y fut amené le jeudi saint au soir sans doute par l’escalier qu’on voit encore.
- Et là, rencontre incroyable : Florence de Dompsure, Xavier et Catherine Laroche retrouvent le jeune curé de leur village familial dans l’Ain, le père Luc Ledroit pour lequel ils ont prié durant l’été quand il est parti à pied pour Jérusalem ! Durant 8 mois, par les Balkans, la Turquie, la Cappadoce, la Syrie, la Jordanie jusqu’à Akaba et remontée par le Néguev. Il contournait la muraille de Jérusalem pour n’y rentrer que le jour des Rameaux. Il n’avait rencontré que des gens généreux et accueillants. Son amour de l’Eglise n’en a fait que grandir.
- Jeudi 14, le « Mur occidental » que nous connaissons habituellement sous le vocable de Mur des Lamentations. Les familles juives pieuses viennent y prier ; leurs tenues sont typées. Des bar-mitzva ce jour là.
- Montée sur l’esplanade des mosquées, lieu beau et calme, mais nous ne pouvons rien visiter.
- La piscine de Bézatha et la basilique ste Anne, propriété de l’Etat français
- Après-midi à Yad Vashem, lieu de mémoire sobre et émouvant érigé en souvenir des 6 millions de juifs dont 1,5 million d’enfants, tués dans cette période. Puis le musée conservant les manuscrits de la mer Morte ; et visite de la maquette de Jérusalem avant la ruine du Temple, avec les murailles d’enceinte d’Ezékias, Hérode le grand et Agrippa II.
- Vendredi 15, visite de la ville de David qui commence par la conquête de la ville des jébuséens entre les oueds Cédron et Tyropéon ; exposé intéressant sur le réseau d’adduction d’eau (Gihon, Siloë)
- Après-midi au Saint Sépulcre. Le lieu est vénéré dès les premiers temps, puis recouvert de terre par l’empereur Hadrien, avec un temple ; remplacé par une double basilique sous Constantin (une au dessus du Golgotha et une au dessus du tombeau) ; rasées par les perses au 7ème siècle ; rebâties puis rasées à nouveau par Hakim le fou en 1007 ; puis rebâtie, (en basilique unique), par les croisés et … complétée au cours de l’histoire.
- Le Mont des Oliviers ; nous y voyons la chapelle de l’Ascension où affluent des pèlerins orthodoxes. Puis le carmel du Pater avec ses innombrables traductions, au dessus d’une crypte où le Christ aurait enseigné. Descente vers le « Dominus flevit » avec sa coupole en forme de larme
- La tour de David, juste à côté de notre hôtel ; c’est inclus dans le rempart de Soliman, (16ème siècle), avec un donjon, bâti sur une partie du palais d’Hérode le grand. Le musée très didactique nous situe bien les différentes étapes de l’histoire de Jérusalem
- Après-midi nous allons à Taybé, près de Ramallah, seul village entièrement chrétien de Palestine. Le curé, catholique latin, le père Rahed, nous accueille ; quel dynamisme, quel enthousiasme, quel savoir-faire ! C’est lui qui a lancé la chorale tripartite « d’une seule voix » (juifs, chrétiens, musulmans) ; il reviendra sous peu en France avec elle.
- Une sœur nous fait visiter une vieille maison palestinienne et nous explique, in situ, que Joseph et Marie n’ont pas pu être rejetés, l’hospitalité étant une règle formelle en ce pays surtout envers une femme sur le point d’accoucher ; on l’a donc mise dans l’endroit le plus isolé, discret : l’étable.
- Le dimanche 17, messe des Rameaux au Saint Sépulcre; plusieurs célébrations différentes, simultanées et particulièrement bruyantes (orthodoxes, arméniens, latins,
…). Le patriarche arrive précédé des gardiens musulmans du lieu en bel habit ottoman ; procession des Rameaux et messe en latin ; recueillement difficile !
- Départ pour Qumran, lieu sauvage et évocateur ; puis le wadi d’Ein Geddi ; une superbe cascade ; mais aussi un lieu de mémoire car c’est dans une grotte de la falaise que David, poursuivi par Saül, n’a pas voulu porter la main sur le roi à portée de ses armes. En sortant de là, bon nombre de nos pèlerins se baignent dans la mer Morte
Pause restaurant à Arad
- Lundi 18, la forteresse de Massada, lieu superbe et tragique ; nous n’avons cependant qu’une relation des faits, celle de Flavius Josèphe.

- Mardi 19, Abu Gosh, lieu probable du village d’Emmaüs ; un moine, le père Olivier nous accueille et nous décrit le passé et la vie de cette abbaye bénédictine, propriété de l’Etat français. Messe célébrée pour nous par notre curé ; son sermon était basé sur «l’esprit est vif mais la chair est faible » en réminiscence du brouhaha de la messe des Rameaux : tous sont de bonne volonté dans l’esprit mais la chair est faible …

- Retour vers la France dans l’après-midi.
Nous avons vu des lieux merveilleux, chargés d’histoire, biblique ou non ; l’organisation prévue par MN Thabut et le père Cordonnier était parfaite ; nous leur en sommes très reconnaissants car ils ont fait un travail extraordinaire. Et nous, nous n’avons pas chômé ! Tout n’est pas mentionné dans cette relation, en particulier tous les éclairages que nous avons reçus du père et de Marie-Noëlle.

Par ce petit compte-rendu nous souhaitons faire partager à toute la paroisse la chance et le bonheur que nous avons eus de participer à ce voyage biblique et pèlerinage paroissial en Terre sainte.


En cliquant sur la photo à droite, vous accèderez aux nombreuses photos mises en ligne par Benoit VALO sur le pèlerinage.

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