LE
SACREMENT DE L'ONCTION DES MALADES
La
Lettre de Saint Jacques nous fait connaître comment
la primitive Eglise a su obéir à l'ordre du Christ.
Le frère malade demandait aux "anciens" de
la communauté de prier pour lui "après
avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur"
(Jc 5, 14).
Nous
voyons décrite dans ce témoignage la forme initiale
du sacrement de l'Onction des malades.
Le
rite qui signifie et donne la grâce du sacrement consiste
en :
- une imposition des mains par les prêtres
de l'Eglise,
- une prière inspirée par la
foi,
- une onction sur le malade avec l'huile bénite
Par
l'Onction, les malades reçoivent de l'Esprit Saint un
renouveau de confiance en Dieu et des forces nouvelles contre
la tentation. L'Eglise tout entière y recommande les
malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu'Il
les sauve et les relève.
Dans
le trouble où peut le mettre une maladie sérieuse,
le chrétien a particulièrement besoin de cette
grâce pour être en paix, garder son courage, lutter
contre le mal, continuer à vivre sa foi, et retrouver
la santé si Dieu en dispose ainsi.
Qui
peut demander l'Onction des Malades ?
On
doit veiller à la donner aux fidèles dont la santé
commence à être dangereusement atteinte par la
maladie ou la vieillesse (cf. Conc. Vat II, Const. Sacrosanctum
Concilium).
Ce
sacrement peut être reçu plusieurs fois selon l'état
de santé de la personne.
Avant
une intervention chirurgicale, l'Onction peut être donnée,
chaque fois que la cause de cette intervention est une maladie
grave.
Les
personnes âgées dont les forces faiblissent, peuvent
recevoir l'Onction, même si aucune maladie grave n'a été
diagnostiquée chez elles.
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Tout
au long de sa vie publique, le Seigneur Jésus s'est penché
avec amour sur toutes les souffrances.
L'Eglise
continue ce ministère de réconfort en célébrant
le sacrement de l'Onction des Malades.
Dans
notre paroisse, ce sacrement sera célébré
:
- dimanche 11 février 2008, lors de la messe de 10h.

Abrégé
du Catéchisme de l'Eglise Catholique n°313-320
Comment
est vécue la maladie dans l'Ancien Testament ?
Dans
l'Ancien Testament, l'homme a fait l'expérience, durant
les périodes de maladie, de ses limites, percevant en
même temps que la maladie est liée de façon
mystérieuse au péché. Les prophètes
ont entrevu qu'elle pouvait avoir
aussi une valeur rédemptrice pour ses péchés
personnels et pour ceux des autres. C'est ainsi que la maladie
était vécue devant Dieu, auquel l'homme demandait
sa guérison.
Quel
sens a la compassion de Jésus pour les malades ?
La
compassion de Jésus pour les malades et les nombreuses
guérisons qu'il opérait sont un signe évident
qu'avec lui est arrivé le Royaume de Dieu, et donc la
victoire sur le péché, sur la souffrance et sur
la mort. Par sa Passion et sa mort, il donne un sens nouveau
à la souffrance, qui, si elle est unie à la sienne,
peut devenir un moyen de purification et de salut pour nous
et pour les autres.
Quel
est le comportement de l'Église envers les malades ?
Ayant
reçu du Seigneur Jésus le commandement de guérir
les malades, l'Eglise s'emploie à le réaliser
par les soins qu'elle leur apporte, ainsi que par la prière
d'intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle dispose
surtout d'un sacrement spécifique en leur faveur, institué
par le Christ lui-même et attesté par saint Jacques
: « Si l'un de vous est malade, qu'il appelle ceux qui
dans l'Église exercent la fonction d'Anciens : ils prieront
sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom
du Seigneur » (Jc 5, 14-15).
Qui
peut recevoir le sacrement de l'onction des malades ?
Tout
fidèle peut le recevoir lorsqu'il commence à se
trouver en danger de mort en raison de la maladie ou de son
âge. Le même fidèle peut le recevoir de nouveau
plusieurs fois, si l'on constate une aggravation de la maladie
ou dans le cas d'une autre maladie grave.
La
célébration du sacrement doit être précédée,
si possible, de la confession individuelle du malade.
Qui
administre le sacrement ?
Il
ne peut être administré que par les prêtres.
Comment
est-il célébré ?
La
célébration de ce sacrement consiste essentiellement
dans l'onction d'huile, si possible bénie par l'évêque,
onction faite sur le front et sur les mains du malade, ou encore
sur d'autres parties du corps.
Elle
s'accompagne de la prière du prêtre, qui implore
la grâce spéciale du sacrement.
Quels
sont les effets du sacrement ?
Le
sacrement confère une grâce spéciale, qui
unit plus intimement le malade à la passion du Christ,
pour son bien et pour le bien de toute l'Eglise. Elle lui apporte
le réconfort, la paix, le courage et le pardon des péchés
si le malade n'a pu se confesser.
Le
sacrement procure aussi parfois, si Dieu le veut, le rétablissement
de la santé physique.
De
toute manière, l'onction des malades prépare au
passage vers la Maison du Père.
Qu'est-ce
que le viatique ?
Le
viatique est l'eucharistie reçue par ceux qui vont quitter
cette vie terrestre et qui préparent leur passage vers
la vie éternelle.
Reçue
au moment de passer de ce monde au Père, la communion
au Corps et au Sang du Christ mort et ressuscité est
semence de vie éternelle et puissance de
Résurrection.
