HISTOIRE DE LA FOI CHRETIENNE
JEUDI 7 OCTOBRE 2004

 

Texte 3

CATHERINE DE SIENNE
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Les quatre demandes de Catherine (Prélude du Discours) 

Comment une âme, ravie hors d'elle-même par le désir de l'honneur de Dieu et du salut du prochain, s'applique à l'humble oraison. Puis après avoir vu l'union de l'âme avec Dieu par la charité, elle adresse à Dieu quatre demandes. 

"En s'élevant au-dessus d'elle même, une âme tourmentée d'un très grand désir de l'honneur de Dieu et du salut des âmes ... s'unit à Dieu (dans l'oraison) par sentiment d'amour.

Aussi voulant plus virilement connaître et suivre la vérité et considérant d'abord que l'homme ne peut vraiment être utile à son prochain, par son enseignement, par son exemple, par sa prière, s'il n'est d'abord utile à soi-même, s'il ne cherche à posséder et acquérir la vertu pour soi-même, cette âme élevant son désir, adressait au Père souverain et éternel quatre demandes :

- la première pour elle-même;

- la seconde pour la réformation de la sainte Eglise;

- la troisième pour le monde entier et particulièrement pour la paix des chrétiens, qui avec tant d'irrévérence et d'injustice sont en révolte contre la sainte Eglise ;

- dans la quatrième et dernière, elle priait la divine Providence de pourvoir aux besoins généraux du monde et un cas particulier qui était survenu." 

Sur les prêtres

"O très chère fille, tout ce que je t'ai dit est pour te faire mieux comprendre la dignité à laquelle j'ai élevé mes ministres, et t'inspirer une douleur plus profonde de leurs misères. S'ils considéraient eux-mêmes leur dignité, ils ne demeureraient pas dans les ténèbres du péché mortel; ils ne souilleraient pas ainsi le visage de leur âme. Non seulement ils ne m'offenseraient pas, ils ne profaneraient pas leur dignité, mais alors même qu'ils livreraient leur corps au bûcher, ils ne croiraient pas faire encore assez pour reconnaître la grande grâce et le grand bienfait qu'ils ont reçu. Car en cette vie ils ne peuvent ambitionner une dignité plus haute que celle-là.

Ils sont mes oints, et je les appelle mes christs. Ils ont par Moi, fonction de me donner à vous ... cette dignité l'ange lui-même ne l'a pas."    

Conclusions  

"Je t'ai dit que je veux faire miséricorde au monde en te montrant que la miséricorde est ma marque distinctive. C'est par miséricorde, c'est à cause de l'amour ineffable que j'eus pour l'homme, que j'envoyai le Verbe, mon Fils unique, et pour le faire comprendre le don de ma charité, je l'ai comparé à un pont qui relie le ciel à la terre, par l'union de la nature divine à votre nature humaine.....

Je te promis aussi, et je te promets encore, que par la grande patience de mes serviteurs, je réformerai mon Epouse, je vous invitai tous à souffrir pour elle, en te confiant la douleur que me cause l'iniquité de ses ministres. Je t'ai fait voir l'excellence des prêtres dans la dignité à laquelle je les ai élevés, et le respect que j'exige pour eux de la part des séculiers. Leur défaut ne doivent diminuer en rien le respect à leur égard. J'ai dit combien c'est me déplaire que d'en agir autrement. En même temps et par contraste, tu as pu considérer la vertu de ceux qui vivent comme des anges. A ce sujet je t'ai entretenue de l'excellence du sacrement de l'autel (= l'eucharistie)."