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HISTOIRE DE LA FOI CHRETIENNE
JEUDI 10 JANVIER 2005

Texte 7

FREDERIC OZANAM (1813 - 1853)

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1813 Naissance à Milan                                                                  1841 Epouse à Lyon Amélie Soulacroix 

1822 Externe au collège royal de Lyon                                          1844 Titulaire d'une chaire en Sorbonne

         Stage chez un avocat Lyonnais (2 ans)                               1845-1849 Diverses publications

1831 Etudiantà Paris - loge chez Ampère                                      1846 Souffre d'une fièvre pernicieuse - Voyages

1833 Fondation des Conférences de St Vincent de Paul            1848-1849 Fonde le journal L'Ere nouvelle

1836 Docteur en droit - Etudes de lettres                                      1851 Visite à Londres de la 1ère Expo. universelle

fin 1836 Retour à Lyon, s'inscrit au barreau                                  1852 Les poètes franciscains en Italie

           Achève sa thèse de lettres sur Dante                                   1852 Malade, doit cesser son enseignement

 1839  Dante et la philosophie catholique au XIIIème siècle    1853 ramené mourant de Pise.

1840 Reçu à l'agrégation de lettres                                                  8 septembre 1853 Mort à Marseille.  

OZANAM vu par lui-même 

"Jamais je n'ai mieux senti ma faiblesse et mon incompétence (...) Je suis moins préparé que tout autre aux questions qui vont occuper les esprits, je veux dire à ces questions de travail, de salaire d'industrie, d'économie, plus considérables que les controverses politiques. L'histoire même des révolutions modernes m'est à peu près étrangère."(...)

"Je ne suis pas homme d'action, je ne suis né ni pour la tribune, ni pour la place publique. Si je puis quelque chose et bien peu de chose, c'est dans ma chaire ; c'est peut-être dans le recueillement d'une bibliothèque, c'est tout au plus de tirer de la philosophie chrétienne, de l'histoire des temps chrétiens, une suite d'idées que je puisse proposer aux jeunes gens, aux esprits troublés  et incertains, pour les rassurer, les ranimer, les rallier. (...) Je m'étais enfermé avec une sorte de  prédilection dans ce Moyen Âge que j'étudiais passionnément ; et c'est là que je crois avoir trouvé le peu de lumière qui me reste dans l'obscurité des circonstances présentes ..."

                                                    

                                     Lettre du 22 mars 1848 à Foisset 

Quelques jours plus tard devant ses étudiants, lors de son cours de rentrée, il affirme ses convictions :  

En repassant devant vous après les grands événements qui viennent de s'accomplir[1], je suis heureux de ne trouver dans mes souvenirs de six ans de leçons aucune parole que j'aie à retirer aujourd'hui. Vous m'avez toujours connu passionné pour la liberté, pour les conquêtes légitimes des peuples, pour les réformes qui moralisent les hommes en les relevant, pour les dogmes d'égalité et de fraternité qui ne sont que l'avènement de l'Evangile dans le domaine temporel. Aujourd'hui, je reviens pour donner, autant qu'il est en moi, le bon exemple de la confiance dans l'ordre qui sera mieux maintenu par l'unanimité des citoyens que par l'échafaudage des fictions légales. Le premier devoir pour les chrétiens, c'est de ne pas s'effrayer, et le second de ne pas effrayer autrui, de rassurer au contraire les esprits troublés (...) La Providence est là (...) Ne nous tourmentons pas trop du lendemain. "

Cité par A.R Carranza, Ozanam et ses contemporains, p. 263, Edition française d'Amsterdam, 1953

 

[1] Il s'agit de la révolution de 1848.