ROULOTTES

Depuis maintenant douze ans, trois soirs par semaine, des sandwichs et des boissons chaudes sont proposés aux sans-abri et aux personnes en grande difficulté, auprès des gares de Versailles ou sur le marché Notre-Dame. On appelle cela les Roulottes. (1)

Ces Roulottes comptent une soixantaine d’habitués, chaque soirée attirant vingt ou trente d’entre eux. Sur chaque gare, ils sont accueillis par des équipes d’une quinzaine de bénévoles, constituées elles-mêmes d’adultes, d’étudiantes, de compagnons-routiers, de jeunes ménages, etc..

La configuration de ces équipes est précieuse. Car, s’il s’agit de sandwichs, il s’agit aussi d’échanges et de conversations. Des amitiés se créent entre bénévoles. Des liens se nouent avec les accueillis.
Et, au final, bénévoles et accueillis s’attachent à ces rendez-vous qui font naître entre eux des relations amicales.

Quant à l’objectif poursuivi, le mieux est d’en donner la définition la plus simple qui soit.
Les bénévoles des Roulottes sont des versaillais qui viennent chaque semaine partager deux heures, autour d’un casse-croûte, avec des personnes en situation de précarité.
Les personnes accueillies sont sensibles au climat de gratuité qui caractérise cet accueil.
Et l’ambiance amicale des Roulottes a beaucoup à voir avec ce sentiment de gratuité.

Venir dans la rue a du sens. On y est plus à l’aise que dans un accueil institutionnel ou dans un local associatif. Les bénévoles y ont un rôle dépourvu de tout habillage institutionnel. Pour tout le monde, il s’agit avant tout d’un geste de solidarité.

Certes nombre des personnes accueillies connaissent des conditions de vie très dures. Et, au regard de ces conditions de vie, ce geste de solidarité peut paraître minuscule.
Cependant mettre l’accent sur le contact humain avec les personnes en situation de grande précarité ne prétend nullement se substituer à une action sociale spécialisée auprès des plus démunis. Nous ne nous masquons pas la dimension politique des problèmes de pauvreté.

Mais les spécialistes de notre champ disent que les liens humains, que les liens amicaux, la solidarité immédiate, les moments de gratuité, que tout cela, c’est quasiment le plus important et le plus rare; et que la relation amicale, le lien social, spécialement avec des personnes qui s’enfoncent dans l’exclusion, c’est prioritaire.
En tout cas ce qui donne leur solidité aux roulottes, cela tient à ce que, pour un petit nombre de bénévoles comme pour un petit réseau d’accueillis, il s’agit désormais d’une vieille fidélité.

Si cette expérience vous intéresse, n’hésitez pas à prendre contact avec l’un de nous pour une explication un peu plus détaillée.

(1) il s’agit d’un rendez-vous hebdomadaire de deux heures (de 19h30 à 21h30)
- soit le lundi, sur l’un des carrés du Marché Notre Dame,
- soit le mardi, dans le Hall de la gare Rive Droite,
- soit le jeudi, devant le parking des Chantiers.

Pour plus d'informations: Michel JACQUEY, Aurélie JEANNEROD, Aude DAVID (Humanitude)
(Coordonnées disponibles auprès du secrétariat : ( 01 30 97 69 74).

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