VATICAN II : UN PRINTEMPS

       L'annonce d'un concile, le 25 Janvier 1959, fut comme un rayon de soleil que nous souhaitions sans savoir comment un tel projet serait réalisable. Déjà certaines encycliques avaient ouvert un chemin dans le domaine de la Liturgie, de l'Écriture Sainte...De grands théologiens tels que les Pères de Lubac, Congar, Chenu avaient marqué nos études...De nombreuses questions se posaient que je rencontrais auprès des militants d'Action Catholique : le sens de l'Eglise, la place des laïcs, le rapport de l'Eglise avec le monde, la vie liturgique...
       Trois années de préparation... Trois années de Concile... A travers la presse, nous le suivions avec intérêt, un intérêt soutenu par les relations que nous pouvions avoir avec les évêques, les experts, les théologiens.
       Nous avons pris connaissance des Actes du Concile : c'était les fleurs d'un printemps...Quels fruits allaient-elles donner ? Très rapidement, surtout dans le domaine de la Liturgie, beaucoup l'appliquèrent. Cette découverte demandait une meilleure connaissance, un approfondissement pour mieux en vivre. Aussi, après une période un peu euphorique, avons-nous connu des difficultés. Il fallait prendre du recul afin de faciliter la maturation. Il était nécessaire alors, comme il l'est aujourd'hui, de mieux connaître le contenu du Concile pour en saisir davantage l'esprit et suivre ainsi la route qu'il a tracée.
       Tous les fruits du Concile ne sont pas encore parvenus à maturité. Aujourd'hui l'œuvre qu'il a commencée doit aussi se poursuivre. Durant ce demi-siècle de ma vie sacerdotale, le Concile Vatican II a été une lumière qui doit aussi en éclairer l'avenir.

J.M. Le FLEM